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Il existe de multiples façons d’aborder ce thème : éducation, études, professions, influences… En se plaçant d’un point de vue des inégalités juridiques (droit de vote en France seulement en 1944), d’un point de vue des minorités, ou de leur rôle dans la société…

Inégalités

Comment aborder ce sujet sans évoquer les inégalités indéniables entre hommes et femmes ?

Pour nous qui étudions les comportements, nous nous contenterons aujourd’hui de chercher

pourquoi les femmes se dirigent moins vers les “sciences dures”, mathématiques, physique, numérique…que les hommes, pourquoi elles se retrouvent moins souvent que les hommes à des postes de direction.

Il serait trop rapide de dire “parce qu’elles n’en n’ont pas envie” ou “elles n’en n’ont pas les capacités”, le contraire est maintenant prouvé (les femmes sont très souvent brillantes dans leurs études, leur cerveau fonctionne très bien et nombreuses sont celles qui veulent être astronaute, pilote ou chef d’orchestre !!!)

Clichés

Creusons donc ces réponses hâtives :

Ces petites phrases délétères ont une histoire : du fait de leur plus faible force physique brute (ne parlons pas d’endurance, elles sont aussi endurantes que les hommes), de leur maternité qui les relègue à la tenue du foyer et donc à l’éducation des enfants, leurs autres aptitudes ont été effacées par  tous : avec le temps, elles-mêmes n’ont pas eu la possibilité de penser à autre chose… Et déjà là on comprend comment historiquement, les femmes n’ont pas eu la possibilité d’envisager autre chose pour elles-mêmes. Puis avec le temps, ce qui a été au départ une commodité est devenu un postulat, générant toutes ces croyances.

Les nombreuses luttes des femmes pour revendiquer des droits égaux ne sont malheureusement pas écoutées par de trop nombreux hommes qui se sentent menacés, et qui eux aussi sont imprégnés de toutes ces croyances. Car il serait facile d’ouvrir suffisamment de garderies et de crèches, d’aménager des horaires de travail, de partager le travail domestique… sans parler de salaires égaux à même poste !

Alors, par où commencer ? En considérant les comportements de chacun, il faut donc intervenir sur ces croyances ancrées depuis si longtemps.

Comment ne pas reproduire ces croyances ?

Par l’éducation. Bien avant l’école !

L’enfant apprend en premier lieu par mimétisme : les exemples quotidiens qu’il absorbe sont importants dès le premier âge : montrons donc le respect de l’autre, l’échange amical, une égalité de comportement…

Puis agir consciemment et concrètement sur l’élaboration d’autres postulats et ainsi contrer les croyances des générations passées. Les personnes, qu’elles en soient conscientes ou non, qu’elles le veuillent ou non, se comportent en fonction de croyances qui leur serviront de socle pour forger leurs valeurs et leur éthique.

Comment sont perpétuées ces anciennes croyances ? Par des petites phrases comme celles citées plus haut, anodines mais incessantes, répétées trop souvent : “laisse-moi faire”, “c’est pas pour toi”, “tu sais pas faire”, “tu fais mal”, “t’es pas capable”, “tu n’y arriveras pas”, “laisse faire les grands”, “il faut faire des études très difficiles”… liste non exhaustive !

Estime de soi

Ensuite, demander à un enfant de monter des marches d’un mètre l’amènera à coup sûr à l’échec : trop d’échecs minent l’estime de soi, adaptons raisonnablement nos demandes ou nos attentes.

Quand un adulte ne responsabilise pas un enfant, qu’il ne lui fait pas confiance, il ne lui apprend pas ces qualités : pour croire en ses capacités, il faut déjà que l’adulte y croit.

Quand l’adulte ne donne jamais de retour positif (sans exagérer non plus), l’enfant perd sa motivation, là aussi son estime de lui diminue.

Et c’est ainsi que les croyances s’incrustent : “je ne suis pas capable”, “je ne suis pas bonne en math” (avant d’avoir commencé le devoir), “c’est trop difficile”…

Cela a un nom : c’est l’impuissance apprise.

Impuissance apprise

L’impuissance acquise, sans parler uniquement des femmes, est un un état psychologique résultant d’un apprentissage et qui génère, entre autres, une attitude pessimiste et une démotivation qui entraîne des échecs. Cela peut évidemment se répercuter sur la santé physique…

La solution face à ce constat : soit intervenir en amont par l’éducation comme nous venons de le voir, soit en dé-tricotant toutes ces croyances, en les cherchant, en les comprenant, en les réfutant…

Et plus il y aura de femmes reconnues pour leurs capacités, leurs talents, leurs créations… plus les futures autres femmes auront de modèles pour s’identifier, d’exemples à suivre et d’idées nouvelles.