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Pourquoi y-a-t-il une forte augmentation du nombre des dépassements de vitesse, avec des accidents plus graves, mortels, depuis la fin du confinement ?

 

Quel est le lien entre le fait de sortir d’une période de confinement et ces mauvais chiffres ?

 

Et de la même façon, pourquoi y-a-t-il une forte augmentation de la violence pendant ce déconfinement ?

 

Posons-nous la question autrement : dans quel état étions-nous pendant cette période ? Dans quel état nous trouvons-nous maintenant ?

 

Pendant le confinement, pour beaucoup de personnes ou en tout cas pour ceux qui ont besoin de se reconstruire après, il y a eu moins d’activités et un emploi du temps flexible, bref des habitudes, des rythmes et des routines chamboulés.

 

Plus de temps pour soi, mais pour quoi faire ? Suivre au jour le jour des nouvelles terrifiantes sur un envahisseur invisible et inconnu ?

 

On peut résumer toutes ces caractéristiques par une constatation globale : le confinement a généré un manque de structure important et surtout un manque de stimulation.

 

Or c’est la porte ouverte à toutes les croyances possibles, aux ruminations internes, favorisées par notre peur pour notre santé, celle de nos proches, nos fins de mois, nos projets…

 

Cette perte de structure est, par ailleurs, aussi une des causes de l’augmentation des homicides… (Outre l’espace restreint, les difficultés préexistantes, etc…)

 

Plus le confinement dure, plus le déséquilibre (manque de structure et manque de stimulation) s’accentue. Puis, tout d’un coup, soulagement, nous sommes libérés ! Car il s’agit bien de cela pour tous ceux qui vivent dans des lieux exigus ou qui ont été contraints dans leurs libertés.

 

Et voici le déconfinement : comment ce déséquilibre va-t-il pouvoir se rétablir alors que notre vie n’a pas encore reprit son rythme ? Que l’on soit en télétravail ou non, nos rythmes ne sont pas encore rétablis (télétravail, chômage, reprise lente…), les activités n’ont pas été reprises (il n’y a plus de festivals, concerts, animations…).

 

Ce qui vient à l’esprit en premier, c’est essayer de reprendre un rythme et une activité bien établie, le plus tôt possible ; c’est plus facile si on a commencé pendant le confinement à chercher qu’est-ce qui peut bien nous intéresser et nous motiver : ce n’est pas forcément le travail !

Et si le déséquilibre persiste, par quoi le compenser ? On peut maintenant sortir, youpi, on compense le manque de structure et de stimulation par un excès de stimulation, de la même façon qu’un enfant qui s’embête cherche à faire des bêtises, c’est-à-dire une action stimulante ; c’est le moyen le plus direct et efficace que nous ayons : la stimulation de nos sens est la seule façon pour notre cerveau de pouvoir se synchroniser avec le monde extérieur, et se sur-stimuler sera la solution de facilité ; à force d’inaction, on frappe un plancher qui va entraîner une réaction violente.

 

D’autres exemples de sur-stimulation pour compenser un manque de structure : c’est l’ado qui n’a pas l’obligation de se lever tôt et qui fait la fête toute la nuit la musique à fond, ou encore l’adulte qui ne trouve pas assez d’intérêt dans son travail et qui fait un sport à sensation (saut à l’élastique, parachute, épreuve de descente à ski…), il n’y a pas d’âge…

 

C’est ainsi que le déconfiné déstructuré et sous-stimulé peut compenser : soit faire la fête à fond, soit avoir des comportements à risque (augmenter sa vitesse), ou encore se montrer violent… soit faire des super-huit et des tonneaux à la fête foraine …

 

Ne serait-ce pas la solution pour retrouver l’équilibre ? Cherchez donc les parcs d’attraction, les activités explosives, ou les circuits automobiles !

 

Pour prévenir les excès de violence dans une ville, que pensez-vous d’une animation permanente, de musique dansante ou de clowns ?